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La petite histoire du cireur .

Tout amateur de bons souliers, - et même le néophyte - sait qu'une paire de chaussures en cuir se bichonne, se pomponne et s'entretient grâce à cette petite boite ronde contenant du cirage. Mais combien d'entre eux connaissent l'histoire du décrotteur-cireur devenu maître?

C'est ce que nous allons vous raconter aujourd'hui.


Avant de devenir maître-artisan au savoir-faire reconnu et plébiscité, notamment à l'occasion du - concours européen organisé par European Shoe Shine Association (ESSA) -, le cireur est à l'origine ce qu'on appelait dans le Paris du 18ème siècle un décrotteur.


Après la Révolution, dans un Paris pluvieux, pas encore pavé, engorgé de boue, le décrotteur surgissait criant à qui voulait bien lui verser quelques sous "Payez payez" en échange d'une planche en bois posée par terre afin d'éviter au plus aisé d'abimer son escarpin à talon.


Métier de bouche pour un grand nombre de pauvres à la recherche d'un moyen de subsister, le décrotteur, aussi appelé "frotteur" ou "encaustiqueur", en plus de la servitude de passage, brosse les bas, décrotte les chaussures et fait briller les boucles de souliers des plus fortunés.


Cette activité assurée majoritairement par des petits garçons se raréfie dans la capitale quand les rues se pavent, que les trottoirs apparaissent et que le bas blanc cède sa place au pantalon et aux souliers noirs.




Bonne journée !





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